Pathologies traitées
   

AINS modes d'action

 

 

 

Schématiquement les AINS agissent sur les modifications cellulaires et chimiques accompagnant la réaction inflammatoire.

 

Ces réactions sont multiples et complexes.

 

ains mode d action

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La réaction inflammatoire chronique implique des produits de la cascade arachidonique ainsi que des cytokines dont l’interleukine 1 qui fera intervenir les systèmes immunitaires (prolifération de lymphocytes B ; stimulation des lymphocytes T et production de lymphokines).

L’interleukine 1 (IL-1) et le Tumor Necrosis Factor-alpha (TNF-alpha), sécrétés par les monocytes et les macrophages, sont les principales cytokines inflammatoires.

Elles sont à l’origine de l’IL-8 et de la Macrophage chemo-attractant Protein-1 (MCP-1) qui attirent les neutrophiles et les mastocytes au foyer inflammatoire.

Les migrations cellulaires, typiques de la réaction inflammatoire impliquent les MACs ou molécules d’adhésion cellulaire : les cadhérines, les intégrines, les sélectines et les immunoglubines dont l’ICAM-1 (Intercellular Adhesion Molecule-1).

Leur expression est modulée par les cytokines. Ces molécules expliquent pourquoi lors d’une blessure la réaction inflammatoire est purement locale. Leur présence anormalement élevée est à la base des phénomènes inflammatoires allergiques.

Les AINS sont des médicaments symptomatiques à action rapide qui ont des propriétés analgésique, antipyrétique et anti-inflammatoire, malgré leur hétérogénéité chimique, ils ont un mode d'action commun.

L’action commune unanimement reconnue des AINS
est d’inhiber l’une des deux enzymes de dégradation de l’acide arachidonique, la cyclooxygénase (Cox) ; il s’en suit une diminution de la synthèse des prostaglandines (PG) : PGE1, PGE2, PGFalpha, PGF2alpha.

Il existe deux isoformes de la COX : la COX-1 isoforme constitutive de la plupart des tissus et la COX-2, isoforme inductible (par les cytokines, l’endotoxine, et les mitogènes).

Les nouveaux AINS appelés « Coxib ou Cox2 séléctifs »  sont des inhibiteurs spécifiques de la COX-2 et n’agiraient que sur l’excès de PG au site inflammatoire en respectant les PG dans les tissus sains, notamment le tractus gastro-intestinal. Cependant l’action sur la Cox 2 physiologique rénale explique en partie  les accidents cardiovasculaires graves induits lors d’une  prise  au long cours  par le biais d’une hausse  de la tension artérielle. Le rofecoxib (Vioxx°) en a été malheureusement la triste illustration …Le célécoxib non retiré  du marché reste l’objet de règles précises  édictées par l’Afssaps.

La plupart des AINS actuels  sont non spécifiques des COX,  l’action sur la Cox-1 expliquant leurs nombreux effets indésirables et leur impact sur la coagulation (la synthèse de thromboxane est spécifique de COX-1).

Certains AINS  sont dits Cox 2  préférentiels  mais non exclusifs  (méloxicam, nabumétone et  nimésulide) ils ne présentent pas un meilleur profil de tolérance en clinique humaine.

De nouveaux AINS en développement sont également des donneurs de NO (monoxyde d’azote ou oxyde nitrique), le NO inhibant l’adhésion et l’agrégation plaquettaires et intervenant dans la trophicité des muqueuses.

SMI LabRha

07-11-2007