|
Pathologies traitées |
Arthrose Recommandations mondiales
Recommandation générale : 8-Chez les gonarthrosiques avec une instabilité sur genu varum ou valgum léger à modéré, une genouillère peut réduire la douleur, améliorer la stabilité et diminuer le risque de chute. 9-Chaque patient doit recevoir des conseils de chaussage. Chez le gonarthrosique, des semelles peuvent réduire la douleur et améliorer la marche. Des semelles à coin externe peuvent être bénéfiques chez certains patients avec une arthrose du compartiment fémoro-tibial interne. 10-Les moyens physiques tels la chaleur et le froid peuvent avoir une efficacité symptomatique. 11-La stimulation nerveuse électrique transcutanée (TENS) peut aider au contrôle à court terme de la douleur chez certains patients. 12-L’acupuncture peut avoir une action symptomatique chez le gonarthrosique. Recommandations pour les moyens pharmacologiques. 14-Chez ces patients, les AINS doivent être prescrits à la dose minimale efficace mais si possible, leur emploi au long cours doit être évité. Chez les patients à risque digestif accru, un coxib ou un AINS non sélectif avec coprescription d’un IPP ou de misoprostol pour protéger l’estomac doit être envisagé. Mais les AINS sélectifs ou non doivent être utilisés avec précaution chez les malades à risques cardiovasculaires. 15-Dans la gonarthrose, la capsaïcine et les AINS en topiques peuvent être une alternative efficace aux antalgiques et aux AINS oraux. 16-Les infiltrations de corticoïdes peuvent être utilisées notamment en cas de douleur modérée à sévère répondant mal aux antalgiques/AINS oraux et chez les patients avec épanchement du genou ou autres signes locaux d’inflammation. 17-Les injections d’acide hyaluronique peuvent être utiles. Elles sont caractérisées par leur délai d’action, mais leur effet prolongé est comparable à ceux des corticoïdes. 18-La glucosamine et/ou la chondroïtine sulfate peuvent avoir un effet symptomatique chez le gonarthrosique. En l’absence de réponse dans les 6 mois, le traitement doit être arrêté. 19-Chez le gonarthrosique, les sulfates de glucosamine et de chondroïtine peuvent avoir un effet structural et la diacéréine peut avoir cet effet dans la coxarthrose. 20-L’utilisation d’opioïdes faibles peut être envisagée pour traiter la douleur réfractaire chez ces patients, quand les autres moyens pharmacologiques sont inefficaces ou contre-indiqués. Les opioïdes forts ne doivent être utilisés que devant des douleurs sévères, dans des circonstances exceptionnelles. Les traitements non pharmacologiques doivent être poursuivis et les solutions chirurgicales envisagées. 21-Le remplacement prothétique doit être envisagé chez les coxarthrosiques et les gonarthrosiques qui n’ont pas obtenu une amélioration adéquate de leur douleur et de leur fonction par la combinaison des moyens non pharmacologiques et pharmacologiques. Les prothèses sont efficaces et économiquement rentables chez les patients très symptomatiques et/ou très limités avec réduction de leur qualité de vie malgré les traitements conservateurs. 22-La prothèse unicompartementale est efficace chez les gonarthrosiques dont l’arthrose est strictement unicompartementale. 23-L’ostéotomie et autres procédures de chirurgie conservatrice peuvent être envisagées chez le coxarthrosique jeune, notamment en cas de dysplasie. Chez le jeune et actif gonarthrosique avec atteinte unicompartimentale, l’ostéotomie tibiale haute est une alternative qui décale d’une dizaine d’années le recours à la prothèse. 24-Le rôle du lavage articulaire et du débridement arthroscopique sont controversés. Bien que certaines études aient montré un effet symptomatique à court terme, d’autres suggèrent que cette amélioration pourrait être liée à l’effet placebo. 25-Chez le gonarthrosique, l’arthrodèse peut être une procédure de sauvetage en cas d’échec d’une prothèse.
|
En savoir plus... |