|
|
|
La douleur est le premier motif de consultation et reste un mystère dans bien des cas. Nous tentons ici des répondre aux questions les plus fréquentes.

Docteur, quels sont les moyens de lutter contre la douleur à notre époque ?
Les moyens de lutte contre la douleur sont multiples, de manière schématique, on peut considérer qu’en fonction du type de la douleur, un médecin prescrit des antalgiques de palier 1 ou 2 voire 3 pour les douleurs nociceptives ou des antidépresseurs et antiépileptiques pour des douleurs neuropathiques.
Les antalgiques sont classés en trois paliers par l’OMS:
-Palier 1, pour les douleurs légères à modérées, paracétamol, aspirine et anti-inflammatoires non stéroïdiens.
-Palier 2, pour les douleurs un peu plus fortes, association de médicaments de niveau 1 et d’opioïdes dits faibles (dextropropoxyphène, codéïne, tramadol…)
-Palier 3, pour les douleurs intenses ou très violentes, opioïdes forts dont la morphine est le chef de file (voie orale, injection, patch).
Il peut s’aider de co-analgésiques qui potentialisent l’effet des antalgiques en agissant sur les symptômes associés : myorelaxants si contractures, anxiolytiques, antispasmodiques, corticoïdes pour leur action anti-inflammatoire, calcitonine, biphosphonates dans les douleurs osseuses.
Des moyens non médicamenteux permettent d’apprendre à contrôler la douleur ou mieux vivre avec : relaxation, sophrologie, hypnose, bio feedback (contrôle d’un paramètre physiologique ( fréquence respiratoire, tonus musculaire…)par une focalisation mentale.
De nombreux autres moyens de lutte contre la douleur sont à la disposition des médecins : neurostimulation transcutanée (TENS), acupuncture, électro-acupuncture, mésothérapie, thermothérapie , cryothérapie, balnéothérapie, vibrothérapie (ultrasons), laser et champs magnétiques…
La chirurgie de la douleur comporte des techniques de neurostimulation centrale médullaire voire cérébrale et des techniques de sections de nerfs périphériques ou sur des structures centrales.
Parce que chaque douleur est différente, il faut savoir proposer plusieurs médicaments ou techniques pour la faire disparaître ou l’atténuer. Parmi les moyens alternatifs non médicamenteux de lutte contre la douleur, PNS (produit naturel de santé) et complément nutritionnel apparaît le plus souvent crédible. En aucun cas, il ne faut pas se décourager et ne pas hésiter à consulter son médecin traitant son rhumatologue ou dans un centre de la douleur.
Est-on égaux devant la douleur ?
La question des facteurs individuels de vulnérabilité à la douleur et surtout de sa chronicisation est complexe. La persistance de la douleur est multifactorielle. Il faut savoir rechercher un événement (accident, opération, maltraitance…), même d’allure mineure, qui prendra valeur de traumatisme en fonction des échos qu’il entraîne chez une personne donnée, selon des “lignes de faille individuelles”, souvent inscrites depuis la première histoire relationnelle infantile.
La présentation et la place du symptôme douloureux qui cristallise à lui seul toute la mémoire traumatique, sont modulées par l’entourage familial, le contexte culturel voire cultuel et surtout social.
La douleur ou plus largement la souffrance du patient peut subir de nombreux renforcements, dont l’accueil fait à la plainte n’est pas des moindres et finalement prendre l’allure de troubles psychopathologiques à type de syndromes anxio-dépressifs avec la médiation de facteurs cognitifs.
|
|