R :
Il s’agit de patient(e)s qui présentent une très grande fatigue au sens médical du terme (asthénie ) pouvant conduire à l’épuisement responsable d’une réduction de plus de 50 % des activités physiques et mentales du sujet .
Cette asthénie inhabituelle évolue depuis plus de 6 mois et apparaît chez un patient indemne de toute maladie infectieuse grave, cancéreuse, endocrinienne ou rhumatismale inflammatoire chronique.
R :
Oui, il existe plusieurs critères de définition de ce syndrome (groupe de symptômes ou signes cliniques ) .
D’un point de vue reconnaissance internationale, les critères du CDC d’Atlanta de 1988 revisités par Fukuda en 1994 sont les plus utilisés .Voir diaporama .
Ils regroupent deux critères majeurs : le 1er consiste en une asthénie comme décrite à la question précédente et le 2ème critère est un critère d’élimination de maladies organiques connues pour être sources de grande fatigue.
et 8 critères mineurs qui sont répartis en 2 groupes : le 1er subjectif consiste en de multiples plaintes retrouvées dans le cadre de la fibromyalgie :douleurs diffuses , troubles du sommeil , de la concentration , mémoire (voir fibrofog dans lexique )maux de tête …et le 2ème groupe consiste en plaintes objectives infectieuses mineures avec état fièvreux léger , ganglions cervicaux et axillaires (sous les aisselles ) maux de gorge , pharyngite témoignant d’un état infectieux récent .
R :
Les hommes presque autant que les femmes (60%), plutôt d’âge moyen .
Il semble s’agir d’une maladie d’apparition rapide (quelques jours ) voire brutale (quelques heures) due à une réponse inappropriée de notre système complexe de défense de l’organisme (neuro-endocrinoimmunologique (NEI) ) sur terrain facilitant de dysfonctionnement des gènes du stress (découverte récente ,avril 2006 ,voir revue de presse 24-04-2006) à la suite d’une agression environnementale virale , toxique ,chimique voire vaccinale , ondes électromagnétiques .
Cette maladie a été découverte en 1988 chez les golden boys surmenés des places boursières :Yuppie’s syndrom et dans les années 9O à la suite « d’épidémies locales :endémies » de fatigue collective faisant évoquer un déclenchement viral ou toxique (neurasthénie épidémique du lac Tahoé , encéphalopathie myalgique…).
R :
Nous sommes dans le cadre d’un Diagnostic d’élimination (voir FAQ Fibromyalgie) associant :
- un bilan biologique (voir diaporama ) dont le but est d’éliminer des affections précises bien connues pour engendrer une asthénie importante infections (hépatites , SIDA , tuberculose … ) des cancers , des maladies hormonales (hypothyroidie , insuffisance surrénale …) et des maladies inflammatoires rhumatismales chroniques( polyarthrite rhumatoïde , lupus systémique …)
- et un faisceau d’élément propres au SFC, savant dosage de critères majeurs et mineurs :il faut 2 critères majeurs et 8 mineurs ou 6 mineurs subjectifs (1er groupe ) et 2 mineurs objectifs (du 2ème groupe ) pour retenir le diagnostic (voir diaporama ) .
Un syndrome anxiodépressif mineur n’exclut pas le diagnostic de SFC alors qu’un état dépressif sévère l’élimine ainsi que les pathologies psychiatriques lourdes .
Une cause médicamenteuse (iatrogène :effet secondaire non désiré ) doit toujours être recherchée dans le diagnostic d’élimination .
R :
Le SFC est une entité nosologique (maladie reconnue et classée) indépendante de la fibromyalgie (FMS : syndrome fibromyalgique ) .
Cette maladie présente pourtant des formes de passage et de chevauchement avec le FMS , on retrouve les trois grands symptômes ( plaintes ) :Fatigue , Douleurs musculaires diffuses arthralgies calmées par le repos et la chaleur aggravées par le froid et les efforts , Troubles du sommeil avec retentissement sur la concentration mentale (fibrofog , voir lexique ) , mais la Fatigue est au 1er plan bien que fluctuante .
Dans le cadre du SFC, le début est rapide ou brutal , le sex ratio est plus équilibré et il existe souvent une « ambiance infectieuse d’allure virale » avec état subfébrile , maux de gorge , adénopathies (ganglions palpables cliniquement ).
Sous l’angle biologique, l’équipe de De Meirleir a montré en 2000 qu’un marqueur biologique serait identifiable pour les patients atteints de SFC (donnée à confirmer) non retrouvé pour le FMS ni dans la population générale . Cette anomalie biologique est une enzyme défectueuse qui participe à l’élimination d’agents viraux (ARNase) .Les auteurs proposent de traiter les victimes de cette maladie par un agent immuno-modulateur antiviral ( Ampligen®).
R :
Classiquement, l’évolution est longue mais favorable. Il existe probablement des formes brèves voire abortives mais les critères stipulent une durée de plus de 6 mois pour retenir le diagnostic. En règle générale, l’évolution se fait sur plusieurs années avec des fluctuations d’intensité des plaintes mais lorsque la fatigue devient intermittente « en pointillé », elle annonce une guérison.
Il faut retenir que même si cette maladie présente un fort retentissement professionnel, social, familial et personnel, il ne s’agit pas d'une maladie « grave au sens médical du terme » compte tenu de l’absence de lésion destructrice irréversible, de déformations ou de cancer sous jacent.
R :
Si le retentissement pyscho-socio-professionnel et familial le justifie , il ne faut pas hésiter à proposer une thérapie cognitivo-comportementale ou un soutien psychologique par un professionnel compétent .
Si un syndrome dépressif réactionnel apparaît , un traitement par antidépresseur et anxiolytique peut être prescrit sous contrôle médical , éventuellement un avis psychiatrique pour les formes sévères peut être proposé .
Il faut rassurer le patient , l’informer des connaissances et des recherches ou découvertes récentes en cours afin de garder un espoir raisonné de guérison .
Aucun traitement actuel n’a fait ses preuves scientifiques dans cette maladie mais il est tout à fait recommandé de prendre des stimulants des défenses immunitaires (vitamine C, gelée royale …) et des antiasthéniques (antifatigue vitamine C , gingembre … ) . Des correcteurs naturels du sommeil sont également judicieux ( griffonia, escholtzia, passiflore, camomille …).
Les voies de la dopamine D2 (gattillier) sont tout à fait intéressantes .Il existe plusieurs sous récepteurs à la dopamine , petit messager entre les neurones , D2 correspond au système activateur de l’action et de la gratification , il est différent de D3 qui contrôle la dépendance aux drogues et de D5 qui intervient dans le contrôle du mouvement de la maladie de Parkinson ).
La Fibromyalgine® qui comprend en 2 gélules, l’ensemble de ces composants est certainement une alternative thérapeutique naturelle efficace et sans danger avec un délai d’action moyen de 4 à 6 mois .