Questions concernant: Arthrose


Q:Qu'est-ce que l'arthrose?

Q : Existe-il plusieurs formes d’arthrose ?

Q: Quels sont les facteurs de risque de l'arthrose ?

Q: Qu’est-ce qui fait mal dans l’arthrose ?

Q : Comment évolue l'arthrose ?

Q : Est-il utile de passer des examens radiographiques ?

Q: Est-il utile de demander des examens biologiques ?

Q : Comment traite t-on l’arthrose en 2008 ?

Q : Quels sont les moyens non médicamenteux pour lutter contre l’arthrose ?

Q: Association sulfate de glucosamine + sulfate de chondroitine

Q : Quelle est la place de la chirurgie dans l’arthrose ?

Q:Et les thérapies du futur ?


Q:Qu'est-ce que l'arthrose?



R: C’est une   maladie du  cartilage articulaire (perte du   revêtement  des os permettant le mouvement entre  2 extrémités osseuses dans une jointure)
 

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Q : Existe-il plusieurs formes d’arthrose ?



R : Il existe : des arthroses primitives c'est une maladie du  tissu cartilagineux avec chondrolyse médiée par des processus enzymatiques. 
                     des arthroses secondaires favorisées par une cause extérieure, par exemple la déformation des axes des membres inférieurs :le genu varum   « genoux arqués » favorise l’usure interne  des genoux, là où appuyera le plus le poids du  corps.

Il existe des arthroses diffuses avec atteintes multiples et  composante familiale voire génétique, on parle de polyarthrose (POA) sur la colonne vertébrale, les hanches, les genoux et les doigts.

Les arthroses localisées les  plus courantes concernent  la colonne vertébrale(rachis  ), les doigts, les genoux (gonarthrose ) et les hanches (coxarthrose  ).


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Q: Quels sont les facteurs de risque de l'arthrose ?



R:Ce sont des facteurs favorisants, susceptibles pour certains  de correction:

Avant tout, les malformations ou déformations :scoliose, cyphose, lordose excessives  pour le rachis, les dysplasies de hanche (malformation )  , le genu varum (genoux arqués ) et le genu valgum (genoux en X)  pour les genoux …)
La surcharge de poids pour les genoux. Le poids peut « fabriquer » une arthrose du genou, ailleurs il peut l’aggraver. 
Les excès de certaines activités physiques trop sollicitantes ou certaines activités  professionnelles qui créent des micro et macrotraumatismes.
Les maladies voisines du cartilage: atteintes ligamentaires (entorses), tendineuses , osseuses (ostéonécroses), des membranes synoviales 
Les maladies de surcharges du cartilage (métaboliques) :fer  (hémochromatose  )cuivre (maladie de wilson ) calcium :chondrocalcinose )
Enfin, probablement des anomalies génétiques : il existe des familles d'arthrosiques. 


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Q: Qu’est-ce qui fait mal dans l’arthrose ?



 
R : Nul ne sait avec certitude d’où proviennent les douleurs de l’arthrose.
 
La sensation douloureuse perçue par notre cerveau est en partie véhiculée par les nerfs, or le cartilage n’est  pas innervé.
Les hypothèses actuelles appuyées sur les constatations d'imagerie IRM s’orientent vers un rôle des tissus avoisinants (oedème de l’os sous le cartilage , épanchement synovial ou irritation des structures tendino-ligamentaires) ou d'une possible néoneurogénèse (c'est-à-dire l'apparition de nouveaux nerfs dans le cartilage malade ).

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Q : Comment évolue l'arthrose ?



R : En général l’arthrose évolue  lentement  en plusieurs décennies .

Cependant, dans certains cas rares, elle peut évoluer très rapidement, on parle alors d’arthrose destructrice rapide (ADR).
Le plus souvent, l’évolution de la maladie arthrosique est émaillée de poussées douloureuses (PCA :poussées congestives d’arthrose :apparition de douleurs plus intenses évoluant  jour et nuit )qui correspondent à des poussées de chondrolyse (destruction cartilagineuse ). Il est essentiel de traiter ces PCA par des AINS (anti inflammatoires)en cures brèves en absence de contre indication ou par des infiltrations cortisoniques qui sont des traitements capables de stopper la perte de cartilage.


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Q : Est-il utile de passer des examens radiographiques ?



R : Le diagnostic d’arthrose est fortement suspecté à l’interrogatoire du malade aidé par l’examen clinique.
Les radiographies sont le plus souvent suffisantes et confirmatives, révélant un pincement articulaire (rapprochement anormal des  2 extrémités osseuses ) qui est le reflet de la perte de cartilage.

Le cartilage n’est cependant pas visible directement à la radio car il est radiotransparent.
Le Scanner voit directement les lésions du cartilage mieux que l’IRM mais n’est  le plus souvent pas nécessaire en pratique courante .
En recherche l’IRM 3D permet de visualiser la perte de volume du  cartilage.

 


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Q: Est-il utile de demander des examens biologiques ?



R : Aucun examen urinaire ou sanguin n’apparaît utile pour  le  moment au diagnostic de cette maladie .
Les chercheurs travaillent beaucoup sur les marqueurs biologiques dans l’espoir de détecter des patients plus à risque d’évolution destructrice et donc susceptibles de bénéficier de traitements innovants futurs mais coûteux  .


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Q : Comment traite t-on l’arthrose en 2008 ?



R : Si l’on se réfère aux recommandations européennes (EULAR ) , il existe comme  traitements médicamenteux

Les traitements de fond avec les antiarthrosiques  d’action lente (  glucosamine , chondroitine , ias et  diacerheine) et l’acide hyaluronique injectable.

Les traitement de la crise avec les anti inflammatoires (aspirine, ains par voie générale et  aussi par voie locale ainsi que les pommades à base de capsaicine .
Enfin, la  cortisone parfois par voie générale, le plus souvent localement par injections intra articulaires:les fameuses infiltrations.

Au quotidien, il faut privilégier, pour les douleurs, les antalgiques (paracétamol)
 


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Q : Quels sont les moyens non médicamenteux pour lutter contre l’arthrose ?



R : Là aussi, les recommandations de l'EULAR apportent un concensus :

D'abord, perdre du poids si il y a  surcharge ou obésité avec un double intérêt : par un effet mécanique de décharge pour les articulations portantes mais également par un effet métabolique « asséchant » de ce qui fabrique l’inflammation (prostaglandines  apportées par les lipides) par des adipokines.

Ensuite des aides techniques :appareillages (genouillères, corsets, attelles ou orthèses), semelles orthopédiques corrigeant la jambe plus courte et les déformations des axes jambiers, matériaux absorbeurs des chocs, cannes et déambulateurs.
La physiothérapie :c'est l'ensembles des moyens physiques naturels utilisant de l’énergie (ondes éléctromagnétiques, électrothérapie, ionisations si médicaments associés, ondes courtes, radar, ondes mécaniques, ultrasons, champs magnétiques (magnétothérapie) .

Ces techniques d’appoint apportent une aide mais ne peuvent en aucun cas  prétendre guérir l’arthrose .

-La kinésithérapie  a une action sédative mais également d’entretien des mobilités articulaires et de renfort musculaire
-L'ergothérapie (aides techniques  à domicile  )
-La crénothérapie (cures thermales ) et la  thalassothérapie.


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Q: Association sulfate de glucosamine + sulfate de chondroitine



Mme Marie-Thérèse .D (dept 78) Dans de nombreuses publications nous trouvons une association sulfate de glucosamine + sulfate de chondroitine, et de plus pour la glucosamine il y aurait un intérêt à avoir une forme à libération prolongée, que pouvez-vous me répondre. Merci d'avance.

R: ARTHROFON® a été créé à la demande des médecins rhumatologues français qui souhaitaient disposer d’un sulfate de glucosamine d’origine contrôlée et  fabriquée en France.
Ils désiraient une forme pure leur laissant la possibilité d’associer les traitements (chondroitine, vitamine C..) en fonction du patient et de l’effet recherché.

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Q : Quelle est la place de la chirurgie dans l’arthrose ?



R : Dans certains cas, il est  possible d’agir  précocemment  par  chirurgie; c'est la chirurgie préventive(ex : malformation  de hanche) lorsque  les douleurs apparaissent avant le stade d’arthrose ceci afin de repousser la chirurgie prothétique à un âge compatible  avec la durée de vie des matériaux  d’arthroplastie.

Il existe  3 grands types  d’opérations :
-Les ostéotomies de redressement (sorte de fracture (tomie = couper  ) contrôlée de réaxation ou de décharge relative de la zone arthrosique  laissée en place.
-Les arthroplasties :remplacement prothétique articulaire ou prothèse (ex genou, hanche) 
-Les arthrodèses : sacrifice articulaire par ankylose  ou « soudure » des  extrémités osseuses de la jointure (ex cheville)

Il n’existe pas de règles absolues  mais la décision chirurgicale ne se fait pas sur  une image radiologique mais sur  l’intolérance douloureuse et  le retentissement fonctionnel (handicap) vécu par le patient ainsi que sur son retentissement psychologique et  socioprofessionnel .
et bien sûr en absence de contre indication(autres maladies) à la chirurgie.

Les prothèses des hanches et  des  genoux  permettent aux  patients qui les justifient une récupération importante de leur qualité de vie et   peuvent « transformer positivement » un patient.
De nouvelles techniques par mini  ouverture (mini open ) sont en cours d’évaluation.


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Q:Et les thérapies du futur ?



R : Il s’agit des greffes de cartilage utilisées actuellement  pour des pertes osteocartilagineuses localisées (appelées osteochondrites) davantage que pour l’arthrose dont les lésions sont plus diffuses. 
Dans l'arthrose,il faudrait resurfacer « sulfuniser » le cartilage de l'articulation.

Une autre piste concerne les biothérapies (thérapies coûteuses issues de la recherche industrielle au « cœur  de la machinerie cellulaire » )
L'interleukine 1 semble être la cytokine clef de l’arthrose (petit messager inter cellulaire responsable des lésions  observées).
Les  anti interleukine 1 (IL1) en injection intra articulaire font l’objet d’ expériences prometteuses mais pour le moment décevantes compte tenu de l’effet trop bref des produits utilisés  (quelques heures à quelques jours seulement).
 
Les facteurs de croissance  du cartilage sont également  à l’étude mais ils ne doivent pas provoquer une croissance incontrôlée du cartilage ou  activer des lésions précancéreuses…

La thérapie  génique utilise des transferts de gènes cibles susceptibles de modifier l’activité des cytokines dans les articulations injectées.

La mise au point de ces différentes thérapeutiques (et d’autres :anti-enzymes , anti-radicaux libres  …) permettra une application thérapeutique  humaine dans quelques années.

 

 

 


 


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