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Stress, définitions :

Stress :
Au sens strict du terme, le mot  stress désigne l’agent perturbateur, les contraintes et agressions subies par un organisme.

 Définition mécanique :
Sous l’approche physique: en industrie métallurgique, un stress est une contrainte ou pression, force, poids, tension exercée

La Loi généralisée de Robert Hooke stipule  qu’une force extérieure (load) agissant sur un corps, provoque une tension de ce corps (stress) qui peut se transformer en déformation (strain).

Robert Hooke, (1635-1703), astronome et mathématicien anglais. Dans le domaine élastique linéaire, la loi de Hooke relie la déformation à la contrainte exercée par l'intermédiaire du module de Young.
La loi de Hooke 1678, est à la base de la résistance des matériaux et de la mécanique des milieux continus, généralisée sous forme matricielle, la loi de Hooke relie les composantes définissant l'état de déformation en un point aux composantes de l'état de contrainte en ce même point.

« ut tensio sic vis » qui peut se traduire par « telle extension, telle force »


Définition physiologique :

Le stress englobe trois composants : l’agent stresseur ou perturbateur la réaction qui en découle (syndrome général d’adaptation de Hans Selye: SGA 1950) et l’état dans lequel se trouve l’organisme qui réagit. 

Le stress peut être assimilé à un ensemble de réactions physiologiques et psychologiques induites par un organisme soumis à un changement de situation difficile, voire paraissant impossible à gérer par cet individu, qui vont engendrer une réponse de l’organisme afin de  rétablir ses conditions de base de vie équilibrée (homéostasie).

La finalité du stress est qu’en situation de danger pour son intégrité un organisme optimise son niveau de vigilance sensorielle et mobilise l’ensemble de ses ressources physiques (cardiovasculaires, respiratoires, musculaires) énergétiques afin de trouver la meilleure réponse  à la mise en cause de son intégrité.

Trois modalités s’offrent à lui : « fright, flight or fight », que l’on peut traduire en : « effroi (sidération, soumission, camouflage), fuite ou lutte ».

Le stress peut être mesuré en quantité d’unité de changement (UC) selon l’échelle de Holmes et Rahe.
Avec plus de 300 UC (stress très élevé) le risque de présenter dans l’année qui suit une pathologie est de 8 sur 10 !

80 % des consultations médicales seraient liées d’une manière ou d’une autre au stress selon Herbert Benson (U Harvard) de même que 70 % des accidents de travail selon l’Américan Institute of Stress.

Le stress est le seul  concept médical admis par la communauté scientifique qui fait le lien entre le psychisme et les maladies somatiques via des réactions neuroendocriniennes.
JL Dupond, FS Maheu et  SJ Lupien.

Plus récemment, C Jacque, JM Thurpin démontrent la complexité d’action des cytokines intracérébrales et  leur lien possible avec de nombreuses pathologies  neurologiques notamment la dépression et l’état de stress post-traumatique (SSPT).
Connues jusqu’alors pour leurs rôles de messagers de l’immunité, les cytokines s’avèrent tenir dans le SNC des fonctions beaucoup plus diversifiées concernant la transmission nerveuse, la régénération neuronale et les équilibres ioniques.

Définition psychologique :

Le stress est un état psychologique issu de la perception d’un déséquilibre entre les attentes perçues et l’autoévaluation de ses propres capacités à rencontrer les exigences de la tâche.
J Larue.
En somme, le stress est mental, il est  ressenti lorsque l’individu ne se « sent pas  à la hauteur » de ce qu’il pense devoir faire pour la demande qu’il perçoit.

Pour H.Selye qui a travaillé trente ans sur la physiologie du  stress, il conclut  à la fin de sa vie que le stress n’existe pas, qu’il s’agit d’une « abstraction mentale »  afin de souligner l’importance des paramètres cognitifs qu’il a occulté.

Le traitement analytique lucide des informations extérieures agressives, le type de personnalité, l’expérience passée, le statut émotionnel présent, les croyances irrationnelles, l’estime de soi, le lieu de contrôle, le sens de l’humour sont autant de ressources personnelles susceptibles de grandes variations individuelles dans la manière de transformer  une situation stressante initialement négative en positive ou de la neutraliser en simple situation gênante.

Définition cognitivoénergétique :

Le stress correspond sous cet angle, à une sensation subjective désagréable au niveau de l’évaluateur lorsqu’un déséquilibre énergétique ne peut être compensé par un effort. AF Sanders

Cette définition fait appel aux théories de la motivation, de l’interférence, et de l’éveil pour extraire la qualité de l’information  à traiter afin d’atteindre la performance. L’approche énergétique correspond  à la quantité de ressources allouées  à une tâche pour obtenir la performance attendue.

*La théorie de la motivation stipule que la motivation est synonyme de stress fonctionnel ou positif et conduit  à une performance améliorée.
La démotivation est synonyme de stress dysfonctionnel ou négatif et conduit  à une performance dégradée.

*La théorie de l’interférence insiste sur la perte de temps et d’énergie que représente la gestion d’une situation stressante.

*La théorie de l’éveil démontre qu’un niveau moyen d’éveil est  optimal pour une performance maximale.

Deux « feed-back » ou rétrocontrôles (l’un physiologique et l’autre cognitif)  permettent un réajustement de la réponse adaptative en fonction de la performance obtenue et la performance voulue selon l’état physiologique de l’individu au moment de l’évaluation.

Dr Jean-François MARC

dernière mise à jour : 30 Octobre 2007

 

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