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Pathologies traitées |
Les tendons
Qu'est-ce qu’un tendon ?
Le tendon est un élément important de l'unité musculotendineuse. Il est l'intermédiaire entre les fibres musculaires et la surface osseuse.
Les tendons sont de forme variable, ronds, plats, courts, longs. Ils sont composés de différents faisceaux de fibres de collagène de type I et d'élastine entre lesquelles sont plaqués les ténocytes, cellules conjonctives spécialisées.
La masse totale d'un tendon comprend environ 30% de collagèneI, 2% d'élastine au sein d'une matrice extracellulaire (68%) composée à 2/3 d'eau et 1/3 de cellules ténocytes et ténoblastes. Les tendons ont une vascularisation pauvre et indépendante. L'apport sanguin autour et au sein du tendon lui-même est multiplié^par 3 à 7 lors d'un exercice physique. Leur innervation sensitive est riche et intervient dans la régulation de la contraction musculaire. Le métabolisme est bas mais peut augmenter selon les sollicitations mécaniques.
A quoi ressemble un tendon au microscope ? L’unité structurale du collagène est le tropocollagène, une protéine longue de 240 nm et large de 1,5 nm, qui forme la triple hélice de la molécule de collagène de type I en associant deux hélices a1 et une hélice a2 enrobées d’une fine couche de protéoglycanes et de glycosaminoglycanes.
La fibre de collagène, de 1 à 20 μm de diamètre, union de plusieurs fibrilles de collagène est l’unité tendineuse la plus petite visible au microscope optique. Cette fibre de collagène comporte, entre les fibrilles, les ténocytes et quelques fibres d’élastine de 1 μm de longueur environ.
Une membrane fine, l’endotendon, contenant vaisseaux sanguins, lymphatiques et nerfs, entoure les faisceaux fibreux primaires, secondaires et tertiaires.
A quoi sert un tendon ? Les muscles striés de la vie de relation présentent à leurs extrémités, des parties nacrées qui partagent avec eux des propriétés différentes d’élasticité.
Les tendons, permettent aux muscles de s’insérer sur les pièces squelettiques, ils peuvent être divisés en trois régions :
La jonction tendon-os est appelée enthèse. Elle peut être décomposée en quatre zones : la première correspond à une substance tendineuse classique, la deuxième à un fibrocartilage, la troisième à un fibrocartilage minéralisé et la quatrième à l’os proprement dit. Cette variation histologique permet une transition mécanique progressive en diffusant les forces de traction le long du tendon et en limitant les contraintes à l’insertion musculotendineuse.
La jonction myotendineuse transfert les forces musculaires au tendon et représente la zone de croissance musculaire. Les fibrilles de collagène du tendon sont insérées au fond de récessus formés par les myofibroblastes, ce qui permet de distribuer la tension générée par les protéines contractiles musculaires aux fibres tendineuses. Cette jonction est la zone la plus faible, mécaniquement, de l’unité musculotendineuse.
Les tendons jouent un rôle indispensable dans la régulation de la contraction musculaire, notamment grâce aux mécanorécepteurs de type III de Golgi, un organe tendineux spécifique. Sa situation à la jonction tendino-musculaire lui permet de recueillir des informations sur l’étirement musculaire et de coordonner ainsi l’activité musculaire.
Les tendons ne servent donc pas uniquement d’attaches anatomiques pour les muscles aux os, ils permettent aussi aux muscles de transférer des forces mécaniques aux articulations en amortissant leurs contraintes sur les structures périarticulaires : ligaments, capsules…
Quelle est la biologie du tendon ? La consommation d’oxygène des tendons est comparable à celle des ligaments. Elle est estimée 7,5 fois moins importante que celle des muscles squelettiques. Le métabolisme tendineux est restreint mais sa capacité de produire de l’énergie en anaérobie est particulièrement développée.
Ces caractéristiques rendent les tendons capables de supporter des poids et de résister à des tensions pendant de longues périodes en évitant l’ischémie et donc le risque de nécrose.
Néanmoins, ce taux métabolique bas rend la cicatrisation tendineuse lente.
Les tendons sont plus résistants que les muscles, ils sont soumis à des forces de tension et de compression qui peuvent supporter 17 fois le poids corporel total moyen d’un individu.
L’entraînement physique induit des modifications mécaniques et biochimiques permettant de rendre plus résistant un tendon.
Il existe donc une adaptation du tissu tendineux aux contraintes mécaniques ; cette mécanotransduction se fait tant à l’échelle macroscopique que moléculaire.
Les enthèses supportent des forces de tension, compression et de cisaillement pouvant être 4 fois supérieures à celles observées dans la portion moyenne du tendon.
La courbe typique de déformation d’un tendon par étirement montre une première phase, de croissance exponentielle qui correspond à la mise en tension progressive des fibres tendineuses.
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